" Les nuages défilaient lentement , s'éclairant et s'obscurcissant tour à tour selon qu'ils passaient devant l'astre nocturne. Sans y prêter attention, je me mis à jouer avec les poils du cou de Jacob. Un bourdonnement monta de sa poitrine, étrangement familier [ . . . ] .
Il aboya un nouveau rire, et je m'enfonçai dans son poil, nuque contre son échine. Bizarrement, malgré l'apparence lupine de Jacob, j'avais l'impression de retrouver l'ambiance d'autrefois, celle d'une amitié facile et tout aussi naturelle que le fait de respirer, ce que j'avais perdu ces derniers temps avec lui, quand il avait forme humaine . . . "
" Jacob avait eu raison. Depuis le début. Il était plus que mon ami. Voilà pourquoi il m'était impossible de lui dire au revoir. Je l'aimais aussi. Je l'aimais d'amour. Je l'aimais plus qu'il n'aurait fallu, mais d'un amour hélas insuffisant pour changer quoi que ce soit, juste assez puissant pour nous blesser tous deux. [ . . . ]
Nous ne faisions plus qu'un. Sa douleur avait toujours été et serait toujours la mienne ; à présent, son bonheur était le mien aussi . . . "
" La noblesse ne m'est pas étrangère. Je ne t'obligerai pas à choisir entre nous deux. Je souhaite ton bonheur, je te donne tout ce que tu voudras de moi [ . . . ] "